Lundi voyait la sortie de deux disques ; Shannon Wright et Cordebreve. Le n°99 et le n°106. Oui plus de 100 disques en 16 ans, c’est cool. il me faudra un jour me les aligner sur un mur, dans l’ordre, histoire d’abord de crâner, ensuite décorer un peu mon bureau qui est rempli de cartons, de classeurs, de papiers qui débordent du bureau, de tonnes de disques empilés, des fils partout. Ce que d’aucun surnomment capharnaüm mais je les ignore.
Deux disques donc. Cordebreve, duo bordelais délicat dont je reparlerais plus longuement. Leur mise en musique de vieux poèmes du XIXème siècle m’a séduit. j’ai toujours aimé ces couleurs automnales, cette mélancolie romantique. Je trouve la pochette particulièrement réussie et je suis heureux que le disque plaise, notamment à l’étranger où déjà deux compilations les ont demandés.
Quant à Shannon Wright, elle est, vous le savez, étroitement lié à l’histoire de ce label, d’une manière toute particulière et c’est toujours une grande fierté de travailler avec et pour elle. Elle est l’antithèse de la star, a refusé tous les « gros contrats » qu’on lui proposait, ne tourne plus aux Etats Unis et sa musique va à l’encotre de l’époque : exigeante, il est quasi impossible d’adorer ses nouvelles chansons sans les avoir écouté plusieurs fois. Et le son est si prégnant que ça va à l’encontre du MP3. Ce « Honeybee Girls » doit s’écouter fort et si possible sur du bon matos. Quand j’écris fort, c’est vraiment fort. Histoire de sentir chaque feulement, le grain de la batterie, l’accroche de la guitare…
Deux disques cette semaine, un la semaine prochaine (Kim). on pourrait croire à une machine joliment huilée. il n’en est rien, c’est toujours avec une certaine appréhension que ces moments arrivent ; ceux où le public va découvrir des disques que, pour notre part, nous écoutons depuis des semaines, quand ce n’est pas des mois… Alea Jacta Est comme dirait Obelix.
24/09/2009 at 16:04 Permalink
hey Phil, un blog maintenant !
t’as vraiment peur du vide ou vous êtes plusieurs ?
30/09/2009 at 10:36 Permalink
Ni l’un, ni l’autre camarade !